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Qu’est ce que l’art de vivre en pleine conscience ?

par | Mai 3, 2020 | Méditation

Il est intéressant de voir comme notre société fait feu de tout bois, même dans le confinement.
Les messages véhiculés par le système sont d’entretenir l’agitation, de nous divertir, d’occuper notre temps. D’une certaine manière de nous maintenir à l’extérieur de nous.

De l’agitation à la pause consciente

Et si à la place d’ « occuper le temps », nous choisissions de faire une pause et de l’investir différemment ?

Par exemple en commençant par être au plus près de soi, à nous familiariser avec notre monde intérieur.

Pour se rencontrer au-delà des conditionnements.

Sortir d’un état inconscient, d’un « mode par défaut »,  activé souvent par l’inquiétude, la peur, voire la colère pour explorer un autre rapport à la vie ?

Choisir intentionnellement de sortir d’un système de dualité : bien / mal , noir/blanc et apprendre à voir, vraiment voir, écouter, vraiment écouter, sentir, vraiment sentir. Percevoir l’expérience telle qu’elle est, avec plus de clarté quant aux filtres qui colorent et influencent à chaque moment notre manière de vivre et nos relations .  

Comment ? Par un entrainement de l’attention au moment présent.

Le moment présent est le seul que nous vivons vraiment, que ce soit pour apprendre, créer, transformer, aimer, toucher, être touché, évoluer….

Notre vie n’est-elle pas une succession de moments présents ? Et comment les habitons-nous, sommes-nous vraiment présents ?

Le pouvoir de l’attention

Apprendre à être avec ce qui est, sans juger, figer, résister ou s’accrocher.  Comme un miroir qui reflète ce qui est, qui n’enlève rien et n’ajoute rien. C’est essentiel car de la manière dont nous voyons, ou pas, les choses, cela détermine en grande partie la manière dont nous y répondons.

Il ne s’agit pas ici d’en faire un projet « d’auto-amélioration », mais plus simplement revenir à l’essence de ce qu’est être humain, en cultivant les aptitude innées de présence chaleureuse, curieuse, patiente,  à cette vie telle qu’elle se déploie, avec ses chagrins et ses joies, l’un et l’autre.
L’ intention de la pratique ici est d’être pleinement présent.e, éveillé.e à notre vie au plus près ce qui se déroule à chaque instant, dans notre corps, notre cœur et notre esprit. Afin de répondre avec plus de clarté, de manière plus appropriée  à ce qui se présente à nous, quel que soit le défi.

Elle nous invite à découvrir le pouvoir de l’attention sur laquelle nous pouvons à tout moment nous appuyer pour en tirer une énergie créatrice et constructive.

A partir du moment où nous avons cette capacité innée d’attention, pourquoi ne pas la développer ?

Dans notre société, le système éducatif privilégie l’axe cognitif avec le développement de la pensée. Comme l’a écrit René Descartes « je pense donc je suis ». Penser est une des facultés très puissantes de l’être humain.  Certains des plus grands accomplissements de l’humanité sont nés des pensées.

Il y a un autre faculté tout aussi puissante : la capacité d’attention. Elle est peu entrainée dans notre société, ce qui peut nous amener à « passer notre vie » complètement déconnecté.e de notre propre corps. Comme l’écrivait James Joyce dans son livre : « Les gens de Dublin » :

“Mr. Duffy vivait à une courte distance de son corps »

Nous passons 47 % de notre temps, perdu.e dans les pensées selon une recherche  de Matthew A. Killingsworth et Daniel T. Gilberta, 2 psychologues d’Harvard: . Toute la difficulté vient du fait de s’identifier à ces pensées, de nous  figer dans une attitude, car elles deviennent la réalité à partir de laquelle nous agissons.

Et comme l’écrit Rick Hanson (psychologue américain et auteur),  le mode par défaut de nos cerveaux est d’être comme du  velcro pour les expériences que nous vivons comme « négatives » et du teflon pour les expériences que nous vivons comme« positives ».

En s’entrainant à reconnaître l’activité de l’esprit (sans rentrer dans le narratif), la manière dont cela se vit dans le corps , à ressentir l’interconnexion corps-esprit, nous sommes plus à même d’exercer notre capacité de choix, à être pro-actif plutôt que de rester au stade réactif. Nous pouvons ici découvrir une nouvelle liberté dans la manière de naviguer les hauts et les bas de l’existence, dans notre relation à notre corps, à nos propres aspirations, aux autres, dans notre relation à la vie.

« La seule chose que l’on ne peut pas retirer à un homme est sa capacité́ à choisir son attitude quel que soit les circonstances » – Viktor Frankl

La pratique de la pleine conscience, de cette présence attentionnée, a le pouvoir de nous nous ramener à un sens d’unité intérieure plutôt que de fragmentation.

Elle permet de mettre ses capacités naturelles de curiosité , de patience, de tendresse, de compassion, de résilience, au service d’un processus de construction, de connexion , de ce qui nourrit, la confiance, l’ouverture,  la découverte et l’exploration d’un potentiel de vie qui ne demande qu’à s’exprimer.

Simple dans son essence: être présent.e, ouvrir nos canaux de perception, plutôt que de s’enfermer dans le mental, cela demande de la régularité dans la pratique .

Au-delà de tous les concepts, c’est avant tout une pratique, c’est expérientiel !

Si l’expérience vous tente, c’est avec bonheur que je vous accompagnerais dans cette belle et riche aventure humaine !

Si ces mots vous inspirent une réflexion,  je serais curieuse de vous lire.

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