fbpx

Pourquoi Sereine Présence ? Au milieu du chaos, la pleine conscience

par | Août 10, 2020 | MBSR, Pleine Conscience

La pandémie de coronavirus nous à amener à sortir « de nos chemins battus et rabattus ». Elle a imposé une pause par rapport à ce qui est « connu », bousculé nos certitudes. Aussi difficile cela peut être, c’est un moment qui comme tous les moments de crise (maladie, divorce, licenciement), nous demande de nous recentrer sur l’essentiel et nous ouvrir à d’autres perspectives.

Dans mon histoire, comme dans celle de nombreuses personnes qui m’inspirent dans cette aventure, c’est la pratique de la méditation de pleine conscience qui m’a permis de développer mes ressources intérieures et ma capacité à :

« Répondre à partir du centre de l’ouragan, plutôt que de réagir à partir du chaos de la tempête. » George Mumford »

L’art du calme et de la clarté

Ce qui m’a amené instinctivement à pratiquer, il y a quelques années, est l’histoire racontée par Tich Nhat Hanh, un moine bouddhiste vietnamien, qui a œuvré toute sa vie pour la paix à travers la pratique des enseignements du bouddhisme en Occident.

Vers le milieu des années 1970 de nombreux vietnamiens ont fui leur pays sur des embarcations de fortune, on les appelaient  les «boat people ». TNH raconte que  lorsque les bateaux étaient pris dans une tempête, si la panique gagnait à bord, le bateau coulait. Mais si une seule personne à bord restait calme, lucide, sachant quoi faire et ne pas faire, elle offrait une chance de survie. La clarté et le calme, sont communicatifs tout comme l’est la panique.

Les neurones miroirs nous aident à apprendre les uns des autres. Le domaine de la neurobiologie interpersonnelle a démontré comment nous sommes connectés et influençons la conscience de l’un à l’autre.  Ainsi le simple fait d’évoquer la confiance en nous souvenant de quelqu’un qui illustre la confiance, nous commençons à ressentir ce que c’est que dans notre propre corps, dans notre propre cœur. Nous réalisons ainsi que cette qualité est déjà en nous. Et c’est valable pour n’importe quelle autre qualité : la patience, la douceur, la joie. Nous pouvons à tout moment nous y connecter et les activer.

L’histoire de Thich Nhat HanH a résonné profondément en moi, à une période de ma vie ou je souffrais d’agoraphobie. Consciente de mon hypersensibilité de terrain, j’avais choisi de faire face à cette épreuve sans médicament. La méditation, m’a ouvert à une nouvelle perspective : la possibilité de nourrir naturellement, cette force intérieure capable d’embrasser et réguler les turbulences de l’esprit et les dysfonctionnements physiologiques.

Au début de ma pratique, je m’étais rendue seule, à une conférence donnée par Mathieu Ricard et ce malgré les anticipations anxieuses de me retrouver dans un auditoire sans fenêtre. Alors que j’étais perdue dans mes pensées, en levant la tête j’ai aperçu Mathieu Ricard arrivé à ma gauche, nos regards se sont croisés l’espace d’un instant et il m’a souri. Un vrai regard, un vrai sourire. Et tout d’un coup, j’ai ressenti un véritable apaisement, tant au niveau du corps que de l’esprit. Cela a permis à mon système nerveux de s’autoréguler de rentrer dans l’auditoire et participer à cette fructueuse matinée de méditation. Cette expérience a ouvert une porte en moi, une confiance au processus de liberté intérieure.

Du processus de libération intérieur

Aujourd’hui je vis ma pratique comme un processus créatif, elle est ma colonne vertébrale pour naviguer au mieux les peines et les joies de l’existence humaine. Elle m’a permis de me libérer de l’agoraphobie et de reprendre la responsabilité de ma propre vie. C’est le fruit d’un engagement, l’écoute d’une intuition, d’une voix porteuse d’une nouvelle énergie.

C’est en participant au programme MBSR, (Mindfulness Based on Stress Reduction),que j’ai commencé à pratiquer quotidiennement la méditation. Le fait d’être un programme laïc, alliant les sagesses orientales (bouddhisme, méditation, yoga), aux connaissances et pratiques des sciences occidentales (médecine, neurosciences, psychologie), était nécessaire pour rassurer mon esprit, au début de mon engagement dans cette aventure.

Les différents enseignements et les nombreuses retraites, me permettent au fil du temps de découvrir les racines et la richesse d’une sagesse millénaire qui élargissent le champ de l’être. La pratique est bien plus qu’un entrainement de l’esprit, elle est un retour aux sources de notre profonde humanité, une rencontre intime avec la vie, une nouvelle relation à soi et par extension au monde.

C’est un engagement qui demande du courage. A l’origine ce mot signifiait : « l’acte de s’ouvrir à l’autre avec toute la disposition de son cœur ». Au fil du temps cette définition a été associé à ce qui est héroïque. Pour moi il n’y a rien de plus héroïque que d’oser ouvrir son cœur et se reconnecter à la source de notre profonde humanité, en s’incluant 😊

Je suis profondément reconnaissante à tous ceux et celles qui transmettent ces enseignements de génération en génération. Et plus particulièrement au Dr Jon Kabat Zinn. A travers son travail, il a ouvert la voie à des milliers de personnes dans le monde entier, dans cette aventure intérieure profondément transformatrice. Un homme qui a généreusement offert sa guidance durant le confinement

A la transmission

A mon tour, je me suis engagée dans cette transmission. De mon parcours est né Sereine Présence, qui me permet de transmettre ce que j’ai reçu et que patiemment, avec beaucoup de tendresse, je cultive au quotidien. Consciente que nous ne transmettons jamais que ce que nous incarnons, comme le résume très bien les mots de Maya Angelou

  « Les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir »

Au fil des classes, je mets ma sensibilité au service de ce processus intime d’accueil, de réceptivité, d’ouverture, de découvertes, de curiosité, de connexion, qui émerge, moment après moment. Je suis touchée par le courage, et l’authenticité de chacun.e. J’ai confiance qu’ils/elles récolteront les fruits de leur engagement, d’une manière ou d’une autre. Peut-être pas sous la forme attendue ;-).

En effet, dans la méditation de pleine conscience nous cultivons le fait d’être sans attachement à un résultat particulier. C’est un véritable défi, à contre-courant de l’injonction de nos sociétés.

A la fin d’un cycle MBSR une participante nous partageait « en fait c’est une question de bon sens ». C’est magnifique de réaliser cela, car cette connaissance intime, cette sagesse profonde est ancrée en chaque être et nous pouvons à tout moment et à tout âge, nous y reconnecter, comme le démontre les recherches en neurosciences.

 « Vous êtes le spécialiste mondial de votre vie, de votre corps et de votre esprit, ou du moins vous êtes dans la meilleure position pour devenir cet expert,  si vous observez attentivement. Une partie de l’aventure de la méditation est d’être votre propre laboratoire pour découvrir qui vous êtes et ce que vous êtes capable de faire. » 
Jon Kabat-Zinn – Au cœur de la tourmente , la pleine conscience.

Nous voilà dans la deuxième moitié de cette année très particulière. Dans le contexte  généré par la pandémie, nous pouvons nous rappeler que nous nous ne sommes pas obligé.e de succomber au stress ambiant. Chacun.e de nous peut découvrir et nourrir en son sein un espace de sérénité, qui nous permet de vivre et d’agir avec plus de clarté, précieux gain d’énergie et de temps aussi.

Si vous désirez tenter l’aventure, je vous propose 2 nouveaux cycles MBSR en ligne à partir du 7 septembre 2020.

Une réunion d’information gratuite aura lieu en ligne le 24 août à 18h. Ce sera l’opportunité de nous rencontrer, d’expérimenter la méditation de pleine conscience, de mieux comprendre l’intention et le déroulement du programme ainsi que de poser vos questions.

Je vous souhaite une agréable semaine, pleine de douceur 🌻,

Cet article vous inspire ? Merci de le partager !